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 Celui qui défila la mort...

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Eca-master-jivasien
Endive pas fraîche
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Date d'inscription : 20/04/2007

MessageSujet: Celui qui défila la mort...   Mer 09 Mai 2007, 08:41

Cela fait maintenant plusieurs mois que je me réveille tous les matins en criant. Je regarde furtivement le tableau accroché au mur, représentant une petite plage de Sufokia. Et j’envie le couple de la peinture, enlacé sur cette plage du bout du monde, seul mais pas solitaire, insensible au temps qui passe. Et à la vie qui part.
Elle me quittera bientôt.

¤

On ne peut pas dire que je n’y suis pas préparé. Depuis la rencontre avec celui que devait être mon père, je connais la date de ma mort. Mais cette mort annoncée, au soir d’une si belle après-midi me remplit d’amertume.
C’était un après-midi de printemps, les rayons du soleil jouaient à travers les arbres de la résidence familiale, famille que j’avais décimé voilà quelques années.
Je m’étais vêtu de mes plus beaux vêtements, pour l’occasion. Je me devais en effet d’être très présentable pour la venue de mon Véritable Père, surtout qu'il y a peu, je croyais que ses os servaient de trophée au peuple de Pandala.
C’est drôle, je ne me souviens plus de ces vêtements. Je sais qu’ils étaient mes préférés, et que j’avais longuement réfléchi pour mettre ceux-là, et non pas cet horrible costume en poil de Prespic que j’avais volé à un vieil Enutrof. Je me rappelle très bien de cet habit poilu, mais plus moyen de me remémorer mon vêtement préféré.
J’espérais tellement de cette rencontre.
Le destin en a voulu autrement.

¤

Je me levais doucement. Encore une journée qui commence. Aucune perspective réjouissante n’est prévu aujourd’hui. Mais c’était déjà le cas hier. D’ailleurs, si j’assemble mes souvenirs, j’éprouve un certain mal à en retrouver d’agréables.
J’enfilais rapidement une vielle cape de scarafeuille. On pouvait remarquer qu’elle avait déjà bien vécu et qu’il était temps pour elle de finir la curieuse mais néanmoins passionnante vie de vêtement.
Mais je ne pouvais m’en séparer. Par habitude je pense.
Et il faut bien avouer qu’elle me donnait un look d’enfer.
Je me préparais un café au sang de bouftou. Je le ratais à chaque fois, mais comme j’étais toujours le seul à en profiter, c’était sans importance.
Je le sirotais tout en parcourant du regard l’étiquette.
J’en arrivais rapidement à cette constatation : il n’y a rien d’intéressant à lire sur une boîte de café.
Ce café était vraiment mauvais.

¤

« Tu n’es que le fruit d’une erreur d’appréciation, Leo … » s’exclama le puissant guerrier de Brakmar.
« Tu penses être le fils du terrible Lord Tête de Mort qui sema la destruction sur Bonta, mais tu n’es rien !! Je devrais te tuer dès maintenant, car tu n’as pas le droit de prétendre être ma progéniture »
L’être qui se tenait devant moi, pour qui j’avais brulé ma famille adoptive, n’éprouvait pas même l’once d’un sentiment paternel en ma présence.
Je versais une larme. Témoignage d’un autre temps, temps où je ne savais quand j’allais mourir. Un temps dont les souvenirs s’effacent de nos mémoires, oubliés tel de vieilles légendes dont plus personne ne croit. Et c’était le cas.
Oui, ce devait être le plus beau jour de ma vie.

¤

Quelqu’un frappa à la porte de mon miteux trou à rat.
Je savais qui c’était mais je ne voulais pas ouvrir. Pas encore. Il n’avait qu’à attendre quelques minutes. Je n’avais pas encore fini mon café.

¤

"Père" tentai-je en vain d'implorer. S'il pouvait seulement savoir combien je l'ai recherché, ce que j'ai enduré dans les landes de Sidimote pour arracher à quelques gardes imprudents son nom. S'il pouvait connaître le plaisir que j'ai à voir souffrir les honnêtes gens. Alors, il admettrait que je suis son fils.
Je ne pus répéter une seconde fois le mot père que déjà, j'étais à terre. Le puissant brakmarien me saisit par le coup, et je pus sentir son haleine fétide, bien que ce ne soit pas forcement le but premier d'une telle prise.
Pour tout mot, je n'eus qu'une terrible douleur au niveau du fois. Je sentais ma chair s'ouvrir et une lame froide la transperser.
"Je ne te tuerais pas... Pas aujourd'hui... Je veux que tu regrettes encore un peu de t'être cru mon fils... Vois-tu ces dagues ? Certes non, mais tu les sens. Elles sont, ce qu'on appelle, des Voleuses de vie. Je ne t'en prendrais suffisament pour que ta vie soit courte mais je t'en laisserais suffisament pour regretter de ne pas être déjà mort."
Je sentis la dague tournée en moi. La douleur physique n'était pas aussi forte que la peine que j'épprouvais.
"Voilà, c'est fini" Le puissant guerrier ecaflip se retourna et monta sur son dragondinde. "Profite bien de tes 100 derniers jours à vivre, Fils "

¤

J’avais fini mon déjeuner.
Il fallait donc partir guerroyer.
L’homme derrière ma porte frappa une nouvelle fois.
Je mis ma coiffe. Elle n’était pas en meilleur état que ma cape.
J’allais oublié mon épée.
Je la regardais . j"y vis mon reflet à travers sa lame. J’avais un air béat et un sourire idiot. La même tête que d’habitude en somme.
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Eca-master-jivasien
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MessageSujet: Re: Celui qui défila la mort...   Mer 09 Mai 2007, 08:42

Cela fait maintenant 90 jours que mon père m'a annoncé ma Mort.
90 jours d'errance et de haine.
J'ai rejoins par dépit les hordes de Brakmar et en bon Milicien, je me prépare à affronter Bonta. Dehors, le ciel est noir de la fumée qui provient de Pandala.
La ville est assiégée depuis plusieurs jours, et bientot, nous devrons l'abondonner.
Le ciel est emplit d'une fumée noire et épaisse, des corbeaux et autres vautours volent aux dessus de nos têtes.
La nourriture se fait rare, et le peu de compagnons qu'ils nous restent pourrissent d'un mal inconnu.

¤

On frappa une nouvelle fois à ma porte.
"Bouge toi, Leo Minou ! On va être en retard" cria Brank Toof. Cela faisait 1 mois que nous combattions ensemble, à défendre l'aile nord de la cité pandawan.
Il se tenait devant la porte, portant une large cape d'un noir profond.
Son teint était pâle, presque livide. Il avait subi plusieurs blessures d'importance et ne rêvait que d'une seule chose : rejoindre Brakmar.
Nous partîmes vers le flanc nord, les cieux toujours emplit de ces terribles oiseaux. Ce trajet, j’ai bien dû l’effectuer des milliers de fois.
Mais passer devant ces vieux bâtiments en ruine me laissait toujours une étrange impression.
Impression d’impuissance devant le temps qui passe et les choses (les gens ?) qui se dégradent. N’était-ce qu’une impression ? J’en doute. Mais je doute souvent en ce moment. Je crois même que je n’ai jamais cessé de douter. Peut-être qu’un jour, je commencerais à espérer. C’est beau de rêver.

La matinée ne faisait que commencer lorsqu’on nous demanda d’interrompre notre ronde de garde. Nous nous sommes alors regroupés autour d’une petite estrade en bois où un homme d’une cinquantaine d’années, vêtu d’une imposante armure, se tenait là, debout.
« L’heure est grave » cria-t-il en levant les bras aux ciels. « Il est temps d’exterminer ces Bontariens » ajouta-t-il. Devant l’envie qui caractérisait des combattants subissant un siège de plusieurs jours, il s’exclama : «Rushuu vous a choisit pour débarrasser le monde de ces volatiles aux ailes blanches »
Plusieurs miliciens se mirent à rire, d’autres repartaient déjà accomplir leurs tâches habituelles. Moi-même je ne pu m’empêcher de sourire à ce laïus. Oto Mustam ne se rendait pas compte de notre misérable condition, et il voulait en plus que nous nous chargions du sale boulot.

« Je vous accorderais 1 semaine de permission à l’issue de ce combat » Voilà de quoi capter notre attention. Aucun de nous n’avait eu le droit à de vraies vacances depuis son enrolement. J'imagine Sufokia, une grande plage de sable, des palmiers dont on appréciait tellement l’ombre. « Je n’ai besoin que de 10 hommes » Chacun levait sa main et criait. Otto me désigna...
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MessageSujet: Re: Celui qui défila la mort...   Mer 09 Mai 2007, 08:43

Notre mission était simple... faire diversion pendant que Otto Mustam quittait Pandala.
Quel grand chef nous avions là.
Chaque compagnie avait donc laissé 10 hommes à dispostion pour cette mission suicide.
Je n'avais plus rien à faire de la mort. Elle approchait tellement vite. Mais je savais que ce n'était pas encore l'heure de son arrivée... Mon père me l'avait dit.

¤

Le pont-levis se baissa dans un grand fracas.
Nous sortimes.

Devant nous, la colline était noir de milliers de bontariens. Leurs cris nous glaçaient le sang. Je n’en avais jamais vu autant. Certains étaient gigantesques, plus de deux mètres de haut. Les hommes s’élancèrent, et les premiers coup d'épée se firent entendre.
Au dessus de nos têtes, les vautours volaient dans de terribles bruissements d’ailes. Leurs becs avaient la couleur du sang. Certains finissaient le travail des Bontariens. D'autres attendaient la chute de nos derniers survivants. Nous frappions sur des choses,plus que sur des etres vivants. Puis un Xelor cria, et montra du doigt une masse, au loin.
C’était une nuée de Bontarien qui arrivaient sur nous. Notre groupe se dispersa, et voulu retourner dans la ville assiégée. Mais le pont-levis etait maintenant remonté. Les portes étaient closes.
Nous étions seul, affolés par la vision cauchemardesque qui se présentait à nous. Nous trébuchions sur des cadavres, essayant d’atteindre les ruines d'une vieille batisse que l’on voyait au loin.
Puis les Bontariens attaquèrent.
« Visez la tête, et ne gaspillez pas vos forces » s’écria un Sadida à ma droite. Facile à dire.
L’homme devant moi fut soudain décapité d'un coup de lame. Le iop qui tenait l'épée tourna sa petite tête et me fixa. Il avait les yeux bleus, des yeux profonds. Rien à voir avec le regard d’un animal sanguinaire. Il avait les yeux d’un enfant. Et l’haleine d’un vieil ivrogne.
Je ne pouvais bouger comme hypnotisé par la bête. Certaines légendes parlent de bontariens devenu Anges. D’hommes et de femmes qui ont, soi-disant, voués leur vie au bien, et qui se sont envolés avec les oiseaux. Peut-être que je voyait un ange.

La tête de mon ange explosa, sa cervelle m’éclaboussant. C’était Brank Toof qui venait de lancer une sorte de boule de feu. « Qu’est-ce-que tu fous, ce truc a faillit te trucider. Et toi, tu lui souris. Cassons-nous de là, vite ! »

Le champ était jonché de cadavres d’hommes. Les cris se mélangeaient en un hurlement terrifiant. Je me mis à courir en direction des ruines, devancé par Brank. J’avais jeté mon epée, je m’étais fait à l’idée de mourir aujourd’hui. Bien que ce ne soit pas le jour officiel prévu pour ma mort, ce combat pouvait, peut-être, considéré comme un accélérateur de mort, au même titre que la drogue, le saut à l’élastique, les musiques techno ou la cuisine de ma tante.
Les ruines étaient devant nous. Plus que quelques centaines de mètres. Brank Toof trébucha. Je le dépassai en courant. Je ne pouvais m’arrêter, j’avais trop peur. Un Bontarien arriva à sa hauteur.
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MessageSujet: Re: Celui qui défila la mort...   Mer 09 Mai 2007, 08:43

Brank Toof était à terre. Le bontarien, qui ressemblait à un vieillard, se préparait à le frapper avec une immense pelle.
Je me demandais si je devais venir l'aider ou pas.
Finallement ma reflexion fut interrompue par le bruit du crane de Brank, fracassé par la pelle de l'enutrof.
Fou de rage, je courus vers eux. Mais pas longtemps quand je compris que je n'avais aucune chance... L'enutrof avait été rejoints par plusieurs membres de son clan.

J'avais dans ma poche, en dernier recours, un jeu de cartes métalliques, qui , bien lancé, pouvait faire de gros dégats. La froideur de ces cartes me picotta l'extremité de mes doigts. J'allais les lancer.

Enfin, j'aurais voulu pouvoir les lancer.
Je reçu un coup terrible sur la tête.

¤

J'ai froid. Il fait noir.
Je suis peut-être déjà mort.
Je ne pensais pas que la mort fut aussi douleureuse.
J'entends des gemissements, je sens comme une odeur de chair putride et d'egouts.
Je ne suis pas encore mort, je suis coinçé dans des geoles.
Surement celle de Bonta... ce qui veut dire que nous avons perdu la bataille... Voir la guerre...
Et que j'ai été capturé sans m'être battu.
Je vais devoir passer mes derniers jours de vie ici, à attendre la mort.
Vivement qu'elle vienne me délivrer.

¤

Cela doit faire 3, 4 jours que je suis enfermé dans cette prison. Ma vue commence à s'habituer à l'obscurité. Aujourd'hui, j'ai même réussi à capturer un rat.

¤

J'entends un gemissement qui provient du couloir...
La porte s'ouvre, on dirait que je vais avoir de la visite.
J'ai envie de mourir vite.
Faîtes que je ne souffre pas trop.

¤

Un petit être attérit dans la même géole que moi. Il dit s'appeler Dezabel et avoir combattu à Pandala également.
Il semble puissant malgré sa petite corpulance. Et surtout, il dégage une aura pleine de noirceur et de haine.
Il me dit être un envoyé du Mal. Né pour répendre la mort.
Peut-etre que quelqu'un a entendu mes prières ?
Pourquoi vivre lorsque l'on sait que l'on va mourir ?
Dezabel est membre d'une organisation de démon voué à la destruction et au malheur.
Et surtout, il connait le moyen de me faire sortir...

¤

"Faible Ecaflip, je ne parle plus en mon nom... Mais quelqu'un veut s'addresser à toi !"
Dezabel fut pris de spasmes violents et des eclairs sortirent de son corps.
Ses yeux devinrent rouge sang. Sa respiration devient rapide, saccadée.

"Gniii " dit-il " Leo Milou, je te connais.... Je t'ai déjà plusieurs fois rencontré sous d'autres formes. Celle d'un père, celle d'un enutrof... Je t'ai guidé jusqu'ici, jusqu'à ce jour...
Tu dois faire un choix... Me rejoindre et vivre , ou creuver dans cette géole en comptant les quelques jours qu'ils te restent à vivre."

Le débat meritait-il vraiment d'être lancer...
Bien sur que je voulais vivre !
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MessageSujet: Re: Celui qui défila la mort...   Mer 09 Mai 2007, 08:46

Voilà, c'était l'histoire de "Celui qui défila la mort"

Un, texte tout droit sortie de ma tête, et sans rigoler j'ais mis un jour à corrgier les fautes d'othographe vu que j'avais écrit vite...

"Un jour", mais en m'arrêtant comme même quelques fois. blasé
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