Bonjour Invité, alors comme ça tu aimes les endives ?
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Une pitite histoire juste comme ça ...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Delak
Endive Divine
Endive Divine
avatar

Date d'inscription : 12/07/2004

MessageSujet: Re: Une pitite histoire juste comme ça ...   Mar 07 Sep 2004, 17:27

J'ai vraiment beaucoup aimé le passage sur Madame Miller. En quelques phrases, tu la présentes, ce qui rend le texte plus vivant, et accroche le lecteur. On se mets à la fois à la place de Jade qui l'observe, mais on sait quelques détails en plus. Le lecteur jubile de sa situation, il est observateur omniscient de l'action, et comme, il ne s'inquiète pas encore pour Jade, cela l'amuse beaucoup...

Par la suite, comme je te l'ai expliqué, je pense qu'il faut que tu remanies certains passages. Celui de la rencontre avec le grognard n'est pas assez dramatique, on ne comprends pas trop pourquoi elle a lieu. Un monstre en ballerines est intéressant pour le contraste, mais peut-être faut il renforcer l'aspect étrange de cette rencontre, et sous entendre qu'il peut y avoir une suite à cela...

Un terme m'a empêché de comprendre un passage :

Citation :
Le Feuribond pris Jade par surprise en lui sautant dessus, et elle lécha le sol jusqu'à l’extrémité de la plateforme rocheuse qui la séparait du vide.

Je suppose que tu voulais dire que Jade bascule en avant, et tombe à ras le bord de la falaise... Cependant, je n'ai pas saisi du premier abord.

Sinon, le coup des "carottes" pas cuite et très vivantes est vraiment amusant, tout à fait féérique. Mais je pense qu'il est à retravailler. Ce genres de passage, qui sont justement très décalés par rapport à la réalité doivent couler de source en écriture. Il faut que ce soit assez banal pour les personnages, alors que pour nous, c'est totalement insolite !

En fait, comme conseil que j'ai oublié de te donner (alors que c'est le plus important!), c'est de pouvoir lire en prenant du recul. Comment?
Eh bien! Déja tu l'as fait en posant tes écrits ici, car nous avons le recul nécessaire, et nous pouvons t'en faire part de ce qui nous plait ou pas. Tu as un retour critique. Sinon, il faut que tu laisses ton écrit quelques temps, puis que tu y reviennes dessus plus tard, tu remarqueras alors des choses. La plupart seront des trucs qui ne te plaisent plus, mais tu y trouveras des trucs sympas et tu te diras.:

Wow, je me démerdais bien quand même ... Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
milyu
Endivinateur
Endivinateur
avatar

Date d'inscription : 11/07/2004

MessageSujet: bubu²   Mer 03 Nov 2004, 01:30

Scusez moi de vous déranger msieurs dames mais... y a une suite?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delak
Endive Divine
Endive Divine
avatar

Date d'inscription : 12/07/2004

MessageSujet: Re: Une pitite histoire juste comme ça ...   Mer 03 Nov 2004, 01:42

Je l'attends aussi, mais Kaina n'est plus trop présente Sad
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaina
Chicon
Chicon
avatar

Date d'inscription : 23/07/2004

MessageSujet: Re: Une pitite histoire juste comme ça ...   Mar 21 Déc 2004, 14:04

Bin voilà le début du deuxième chapitre :p
Bonne lecture Razz

« - Bouftoux, au pieds ! J’ai dis au pieds ! AU PIEDS ! VIENS ! Supplia Jade.
- Bahgouu ? s’exclama le Bouftoux, d’un air intrigué.
- J’aimerais que tu sois sage, je dois passer à la taverne pour me prendre une chambre, mais, là-bas, les monstres ne son pas autorisés sans laisse … Dit Jade, d’un ton important.
- Grouuuaa !? » Le Bouftoux recula, d’un air peureux, alors que Jade avançait par grande enjambée, un collier en cuir, ainsi qu’à pics pointu d’une couleur argentée et une laisse de maillon de fer à la main. Elle sauta sur le Bouftoux, et essaya de maintenir le petit mouton dans ses bras.
« - Bagah ! Bagha ! Bougi Bougo ! Bagou ! Hurlais le Bouftoux.
- Allez, elle n’est pas si terrible que ça, cette laisse ! »
Le petit mouton fit non de la tête, et posa sa queue sur le collier à pics.
« - Ha ! C’est le collier que tu n’aimes pas ? Il est jolis, pourtant, non ? Il montre ta vrais identité : Un Malou féroce reconvertit en Bouftoux innocent. Je me trompe ?
- Dougi ! Woudi ! Dava ! Napa wa gada ! »
Jade du courir cinq bonne minutes, et elle réussit enfin à mettre la laisse et le collier à son animal. Le Bouftoux essaya de se frotter sur l’écorce des arbres, pour essayer de décaper son collier, mais, en vain. Il arrêta tout de suite lorsque qu’il se frotta le dos contre un Mistkiko qui manqua de le piquer, avec son dard pointu, ou pire, de l’embrocher avec ses dents, relevées vers l’avant. Le Mistkiko n’avait rien de très impressionnant, par rapport aux autres créatures que l’ont trouvais en Ayama : Il ressemblait plutôt à un gros concombre de couleur mauve, avec une paire de minuscules ailes vers son coups qui battait frénétiquement, des dents en avant, et un petit dard, qui pouvait tout de même s’avérer efficace !
Jade du tirer le Bouftoux qui s’obstinait à se coucher par terre, et après dix minutes d’efforts, elle y renonça, et elle accrocha la laisse du son animal à un robuste tronc d’arbre. Lorsque qu’elle fut de retour, elle avait un bâton long et fin, un fil de lin, et une carotte dans ses mains. Elle s’approcha du Bouftoux, qui, boudeur, avait choisi de faire semblant de dormir. Elle accrocha le fil au bâton, puis le relia à la carotte. Le Bouftoux ne réagissait pas.
« - Mmmm ! La bonne carotte ! » Jade fit semblant de porter la carotte à sa bouche, et elle marcha sur une brindille, ce qui produisis une sorte de ‘crouitch’ qui résonna dans la clairière. Aussitôt, le Bouftoux ouvrit les yeux, oubliant sa rancune, et se mit à sautiller pour attraper la carotte. Jade réussit à l’appâter à cinq cents mètres de la taverne, quand le mouton compris enfin qu’il n’aurait jamais la carotte. Elle du alors le porter jusqu'au bâtiment, et elle arriva devant l’entrée. Elle posa le Bouftoux par terre, et s’apprêta à rentrer quand soudain …
« - Hop là ! Mademoiselle, pour pénétrer dans la taverne d’Ozomon, il faut … » Dit une petite voix avec un accent sûrement autre qu’Ayamien. Jade ne comprit pas tout de suite ce qui se passait, et elle regarda frénétiquement à droite, puis à gauche. Soudain, elle remarqua qu’une pancarte s’agitait seule devant son nez. C’est alors qu’elle remarqua un lutin, vêtu d’un chapeau pointu rouge, qui retombait sur sa longue chevelure blanche, d’une vielle veste verte, et d’un pantalon de jardinage. Il continua d’agiter sa pancarte, impatiemment, et il continua :
« - Je suis chargé de faire le tris sélectif des clients : Il y a ceux qui sont bon pour un recyclage vestimentaire, et d’autre qui n’attendent qu’a être consommés !
- D’accord, si vous voulez, je peux vous donner un sac de chez La taverne au Malou, il est biodégradable. Bon, hein, à la prochaine, Monsieur ! S’exclama Jade, qui n’avait entendu qu’a moitié ce que lui disais le nain de jardin vivant.
- Non, non ! Z’êtes bien jolis, vous et votre animal de compagnie, mais vous pouvez pas z’entrer ! » Insista t’il, en agitant encore la pancarte devant le nez de Jade. Elle voulu prendre la pancarte des mains du lutin, pour mieux pouvoir la lire, mais, par mégarde, elle souleva le nain avec, qui restait toujours accroché dessus. Elle fit quand si elle n’avait rien vu, et approcha le panneau de sa tête.
‘Tenue correcte exigée, merci de votre compréhension. La direction de la taverne de Saint Ozomon’ Pouvait elle lire. Et, furieuse, elle reposa la pancarte violemment par terre, et le nain s’écrasa avec.
« - Elle fait quoi, ma tenue ? Hurla Jade, furieuse.
- Heu … Bheu … Rien … Heu … C’est que … ‘Une tenue de soirée est obligatoire’. Dit le lutin en bégayant.
- VOUS SAVEZ OÙ JE ME LA METS, VOTRE TENUE DE SOIREE ?! » Cria Jade tellement fort que tous les passants se retournèrent et la regardèrent, incrédule. Les agents de sécurités de la taverne furent sûrement prévenus par le brouhaha, et un troll, de grande taille, vêtu d’un costar noir, arriva de sa démarche de canard. Et avant que le colosse n’eu le temps de parler, le Bouftoux coura se cacher dans une poubelle.
« - Qu’est c’que vous z’avez Mam’selle ? Grogna il.
- Moi ? Ho, non, rien, je répétais ma pièce de théâtre, c’est tout ! Jade était intimidée par la taille du troll (qui mesurait au moins deux mètre quatre vingt), et ne préféra pas insister.
- Bha dit donc, vous z’êtes douées !
- Ho ? Vous croyez ? Bon, hein, je reviens, parce que j’ai oublié ma tenue de soirée heu … Au tailleur, voilà ! A bientôt j’espère ! Murmura précipitamment Jade.
- Ouais, c’est ça, à bientôt … » Marmonna le troll en s’épongeant le front à l’aide d’une petite serviette de tissus.
Et il s’en alla, en rajustant ses lunettes noires. « J’aimerais bien m’en procurer, des lunettes pareilles ! Je suis sûr que ça permet de voir entre les entrailles des gens … Brrr ! Bon, moi, il faut qu je me procure une tenue de soirée ! J’en ai besoin, sinon, j’pourais jamais travailler pour eux ! » Pensa Jade, en prenant le Bouftoux dans ses bras qui était sortit de son refuge. Elle regarda trois fois de suite sa carte d’Ozomon, à la recherche d’un tailleur : Chez Mobilbonbon, magasin de bonbon amovible. Chez Depopot, magasin de papier toilette. Chez Brrnoisette cabinet d’aide au développement Personnel pour les Nécureuils. Chez Matchoum, magasin de mouchoirs avec un débouche nez intégré. Chez Grobododo, QG des insomniaques invétérés … Chez Gaitailleur, Magasin de tenue de soirée en tout genre, ainsi que d’habit en poils de bras de Bouftoux.
« Je n’ais pas besoin d’un débouche nez ! Par contre, je peux aller faire un tour Chez Gaitailleur, mais, avec un nom aussi ringard, je me demande si je trouverais autre chose que des salopettes à petites fleurs ! » Pensa Jade. Et elle chercha la rue de la fontaine, en tombant sur des cul de sacs habituellement. Lorsque qu’enfin, elle se retrouva devant la fontaine, elle prit tout de même le temps de lire une petite plaquette de métal, qui était accrochée sur un des murs délabrés de maisons qui entouraient la fontaine.

Marquendi
552 de l’ère des Coquelicots Enragées à 572 de l’ère des Boutons de manchettes fous.
A été réputé pour sa mythomanie, pour avoir sois disant inventé l’histoire de la baleine tueuse qui arrivait en Ayama. En 571, première année de l’ère des Boutons de manchettes fous, il fut jugé devant cette fontaine, par la cour suprême de la justice magique, et fut finalement obligé à danser la macarena sous les yeux ébahis du publique. Mais, lorsque que le bourreau commença à le pendre, un crabe fou et son armée de Pitipinçouille envahirent la place publique. Un an plus tard, il fut finalement pendu pour avoir modifié l’information, en disant que c’était une baleine, et non un crabe, qui avait débarqué en Ayama ! (Ce qui, nous le précisons, a coûté la vie de cinquante personnes !)


Dernière édition par le Mar 21 Déc 2004, 14:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaina
Chicon
Chicon
avatar

Date d'inscription : 23/07/2004

MessageSujet: Re: Une pitite histoire juste comme ça ...   Mar 21 Déc 2004, 14:04

« - C’est … Gais … Dit alors Jade à voix haute, alors que le Bouftoux s’amusait à tremper sa queue dans l’eau.
- Ho, moi, je ne trouve pas ça triste ! Répliqua un homme de grande taille, qui abordait un sourire de loups.
- Heu … Danser la macarena en publique, c’est pas mon truc, mais, alors, se faire pendre … Hum ! Dit vivement Jade.
- Bof. Après, c’est ce que les autorités disent ! Parce que si Marquendi donne une grosse somme au palais, ou, au contraire, réalise un complot contre, pas de problème !
- Pff ! Marquendi ne peut plus rien donner, vu qu’il est mort ! S’exclama Jade.
- Oui, sauf qu’il n’est pas mort. Susurra l’homme entre ses dents.
- Haha ! Qui êtes vous pour dire ça ? Demanda elle.
- Moi ? Je croyais que tout le monde me connaissait ! Je suis … Marquendi !
- Et moi, la reine d’Ayama ! Murmura Jade d’un ton sarcastique.
- Ho ! Non, il n’y aura plus aucun roi, prince, reine, lorsque j’agirais … Et là, ce sera l’anarchie ! Les Roublards pourront prendre le pouvoir d’Ayama !
- Mais ?! Commença Jade.
- Laisse tomber, petite, à ce que je vois, sous ta touffe de cheveux, y’a rien, rien, rien ! »
Marquendi tourna les tallons à Jade, s’enveloppa dans sa cape de voyage, et accéléra le pas. Mais, lorsqu’elle s’apprêta à le rattraper, il n’était plus là …
Elle réfléchit longuement, et regarda de nouveau sa carte. Gaitailleur était justement près de la place Marquendi. Elle regarda à sa droite, et aperçu une magnifique boutique aux murs rouges, et aux bordures dorées. Elle admira le Bouftoux qui la suivait, puis, elle entra dedans. Et, à peine fut elle entrée, un vieux vendeur l’interpella. Il avait de longs cheveux blancs, qu’il avait tirés vers l’arrière, un tablier rouge, et un jean délavé.
« - Qu’est c’qu’elle veut, la pt’ite dame ?
- Ho ? Juste une tenue de soirée, sans contre façon, héhé … Dit Jade. Le vendeur l’intimidait, avec ses grands yeux bruns, et ses battements de cils réguliers.
- Tenue d’soirée ? Grogna t’il.
- Heu … L’habit que l’on doit porter à la taverne d’Ozomon si on ne veut pas se faire écraser par un troll de sécurité ! Répliqua vivement Jade.
- Haaa … Je vois ! Vous êtes la quinzième dans la journée ! J’vais être multimilliardaire, à ce train là ! Se réjouit le vendeur en se frottant les mains.
- Hum … Vous avez quoi, en tenue de soirée, s’il vous plait !
- Bheu ?! On patiente, petite, on patiente … »
Il commença à chercher dans les milles et un rayon de la boutique, prit les mesures de Jade, et après au moins une heure de recherche, il sortit de la réserve, une magnifique robe moulante blanche à la main, et un client de plus dans sa poche. Il tendit la robe à Jade, qui partit dans la cabine la plus proche, et l’enfila machinalement, alors que le Bouftoux léchait avec beaucoup d’intérêt les miettes de pains qui perlaient le parquet. Lorsque que sa robe fut totalement mise, elle se regarda dans le miroir : La robe était peut être simple, mais, c’est justement ce qui lui donnait une certaine beauté.
« - Suuuublime ! Maaagnifique ! Spleeendide ! Hurlait le vendeur, alors que Jade cherchait sa bourse, qui était dans son pantalon qu’elle tenait à la main.
- Combien ça coûte, tout ça ? Demanda elle.
- Cinq cent Couronnes, s’il te plait ! Répondit le vendeur.
- Cinq cent ?! Bon … - Jade tendit une bonne partie de sa bourse – Voilà !
- O.K, prends ma carte de visite, et n’oublie pas, petite : Il faut que tu aille faire un tour chez le modiste d’en face, Chez Quendi, parce que je vends pas d’chapeau, moi, et les agents de sécurité de la taverne exige un chapeau dans la tenue de soirée. »
Elle accepta la carte de visite, la fourra machinalement dans sa bourse, et chercha la boutique Chez Quendi. Elle regarda la boutique une dernière fois, et hurla pour que le Bouftoux la suive. La Boutique était à l’opposé de celle dont elle était sortie, et il lui fallut cinq bonne minute pour y arriver, le mouton dans ses bras, car, elle avait gardé sa tenue de soirée, et se prenait les pieds dans le pan de sa robe. La boutique ne ressemblait en rien à Gaitailleur qui était d’une propreté irréprochable : Celle-là avait des murs délabré, et une forte odeur de pourriture arriva jusqu’au nez de Jade, alors qu’elle fut à peine entrée. La vendeuse qui tenait ce vide grenier n’avait pas l’air d’avoir remarqué l’arrivée de la jeune fille, et elle continuait à lire La Gazette du parfait Roublard, un magazine bien connu des hors la lois. Jade n’y fit pas attention, vu qu’elle était elle-même une voleuse (de poule), et elle marcha en s’enfonçant dans les tapis de poussière. Elle regarda attentivement l’étalage de chapeau, et se rendit compte des prix exorbitants de chacun d’eux. Elle s’avança, et demanda à la vendeuse :
« - Est-ce que vous avez des chapeaux qui peuvent aller avec ma robe, madame ?
- Mmmm … J’vais voir ça … » Dit elle sans lever les yeux de son journal. Jade dû lui répéter dix fois sa question, jusqu'à ce qu’enfin, elle aille chercher un chapeau en grognant. Elle prit au hasard un chapeau de campagne blanc, et le donna à Jade, en tendant la main.
« - Combien coûte ce chapeau ?
- 250 Couronnes, petites ! Murmura la vendeuse.
- C’est trop cher, 250 ?! S’indigna Jade.
- On-ne-négocie-pas-avec-moi ! »
Elle donna à contrecœur la somme demandée, reprit le Bouftoux dans ses bras, et revint à la taverne. Cette fois, elle essaya de se faire discrète. Personne ne l’interpella, et Jade se fondit dans le décor. L’intérieur de la taverne était sobre, les murs étaient peints de noir, et la pièce était bondée de voyageur, qui étaient tous très mal répartis : la majorité des hommes pariaient au poker leurs femmes, alors que celle-ci donnait bourgeoisement des coups d’éventails sur leurs visages. Jade remarqua aussi beaucoup d’autres peuples qui lui étaient inconnus, dont une femme à tête de chat, habillée d’une longue et noble robe rose, et de petits nœuds papillons dans ses poils. Jade s’approcha du bar, le Bouftoux dans les pâtes, se posa sur un tabouret de bois, et mit un coude sur le comptoir, son quitter des yeux la femme à tête de chat.
Le barman arriva enfin, en secouant sa longue crinière rouge, qui cachait une grande partie de son visage. Sur son chemin, il trébucha sur un seau d’eau, et fouetta violement par terre. L’homme poussa un juron, et resta étalé sur le sol. Jade ne savait pas si elle devait se précipiter pour aider le pauvre serveur, ou sombrer dans une euphorie générale, comme toute la foule de voyageur qui cherchaient un brin de distraction, une bagarre, un fou rire. Finalement, un autre serveur arriva, et aida l’autre à se relever. Puis, il vint près de Jade, et marmonna :
« - Excusez-le, il est nouveau …
- Il n’y a pas de mal, assura Jade, tout en s’efforçant de ne pas exploser de rire.
- En fait, il est en stage, comme pas mal de serveurs qui sont ici, à la taverne d’Ozommmm …. »
Le maître serveur interrompit son explication, et toute la taverne sembla retenir son souffle : La femme-chat, assise elle aussi sur un petit tabouret, se mettait à enfler lentement, comme un ballon, puis à rétrécir et prit une teinte orange ; sous un nuage de poils, elle disparu, laissant au sol un tas de vêtement… Enfin, elle ne disparaissait pas vraiment, elle se métamorphosait simplement, en une des choses les plus disgracieuses de toute les créature d’Ayama. Sous les yeux ébahit des voyageurs, et de Jade elle-même, un Crapoussin sortit du tas de vêtement, et se mit à couiner furieusement. Toute la taverne explosa de rire, et, le serveur qui avait aidé le novice à se relever, se mit à rugir :
« - INFORME BOUFTOUX DES BAS CHAMPS ! VIENS ICI ! TOUT DE SUITE ! »
Un jeune homme avança timidement, en se prenant les pieds dans son uniforme trop long. Le serveur principal ramassa l’éventail de la féline, et commença à le battre avec.
« - Aïe ! Pas de quoi t’en arracher les cheveux ! S’indigna le jeune homme.
- FAIS-REPRENDRE-TOUT-DE-SUITE-SON-APPARENCE-A-CETTE-DAME ! Hurla l’autre, en détachant chaque syllabe.
- D’accord, d’accord, j’y cours, j’y cours … »
Et effectivement, il dû courir, (ou plutôt, faire un marathon improvisé) pour rattraper le Crapoussin : celui-ci effectuait des salto sur les tables, se cachait dans les jambes humaine, et, il le retrouva même dans un baril de bière, en train de se crachoter furieusement. Lorsque que l’homme eu la bête entre ses doigts, il tenta de lui ouvrir le bec, et de lui faire gober une petite pastille verte ; et dès la pastille dans la bouche, l’animal reprit sa transformation, et la femme chat, étalée par terre, hurlait de rire et tapait le sol de ses poings. Le maître serveur arriva en tirant le farceur par l’oreille, et s’excusa :
« - Excusez le, Madame, c’est un petit imbécile : il veut monter un stand de farce et attrape, à la taverne, mais bien sûr, le patron n’acceptera jamais !
- C’est insenseuh ! Chaurais pu me faire mal chh ! répliqua la dame.
-Mais je suis tout à fait d’accord, madame, il mérite d’être renvoyé ! Approuva le vieux serveur.
- Maiheu bien chûr ! D’ailleureuh, je veuh faire un procceuh contre lui, et tout de chuite ! Répliqua t’elle.
- Pas la peine, madame, je vais le faire moi-même ! »
Le maître chuchota dans l’oreille du farceur, et lui pointa du doigt un bureau. Aussitôt, le jeune homme blêmit, et s’approcha de la porte en traînant des pieds. On l’oublia sur le moment.
« Bon, un boulot de moins pour lui, mais peut être un de plus pour moi ! » Pensa Jade.
Elle demanda à un autre serveur (qu’elle n’espérait pas novice !) de lui indiquer le bureau du directeur, et elle s’y rendit sans tarder …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une pitite histoire juste comme ça ...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une pitite histoire juste comme ça ...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» [Histoire] Juste un peu de Solitude > ANNULEE
» Juste comme ca ;)
» Figurines diverses et sans prétention... juste comme ça
» Axolotl, un héros pas comme les autres de mon armée.
» -Ma fic- "L'histoire d'un chasseur pas comme les autres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ketru En Kevra :: Général :: Bienvenue au KeK - Tribune libre-
Sauter vers: